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mardi 8 juillet 2014

L’immersion en restant chez soi (3f) – Films d’animation

J’ai oublié de le dire dans mon précédent billet, à présent que vous êtes en vacances et sauf si vous prévoyez un séjour dans un pays anglophone cet été, c’est le moment idéal pour pratiquer, à la place, « L’immersion en restant chez soi ».
Comme je l’ai déjà dit, les films de cinéma ne sont pas, à mon sens, les meilleurs supports vidéo pour se perfectionner en anglais. Il en existe cependant une catégorie dont les caractéristiques font qu’ils échappent à cette règle : les films d’animation tous publics.
Les raisons en sont qu’étant destinés tant à un public d’enfants que d’adultes, ils fonctionnent selon le principe du plus petit dénominateur commun pour la langue, mais pas pour l’intrigue (ils sont en général lisibles à plusieurs niveaux).



J’ai donc pensé vous en signaler quelques-uns dont je trouve qu’ils se distinguent par leur qualité.
  1. Epic (2013, noté 6,7 sur IMDb)
  2. Puss in Boots, spinoff de la saga des Shrek* (2011, noté 6,7 sur IMDb)
  3. The Croods (2013, noté 7,3 sur IMDb)
  4. WALL·E (2008, noté 8,5 sur IMDb)
  5. Rise of the Guardians (20123, Les Cinq légendes en français, noté 7,3 sur IMDb)
  6. How to Train Your Dragon (2010, noté 8,2 sur IMDb, la suite étant sortie le 2 juillet 2014 en France)
  7. Despicable Me (2010, Moi, moche et méchant en français, noté 7,7 sur IMDb), sans oublier sa suite, Despicable Me 2 (2013, noté 7,6 sur IMDb), à acheter éventuellement en combo.
  8. The Incredibles (2004, noté 8,0 sur IMDb)
  9. Monsters, Inc. (2001, noté 8,1 sur IMDb), sans oublier sa suite, Monsters University (2013, noté 7,4 sur IMDb)
  10. A Bug’s Life (1998, 1001 pattes en français, noté 7,2 sur IMDb) et, dans le même genre et de la même année, Antz (1998, Fourmiz en français, noté 6,6 sur IMDb), avec la voix de Woody Allen
Vous trouverez également sur IMDb une liste de films d'animation classés en fonction de leur note.




Remarques

  • Mes préférés sont les quatre premiers.
  • Les liens Amazon.fr (titres) pointent tous vers une édition dont le descriptif indique qu’elle comporte au moins la version VOSTEN (version originale en anglais sous-titrée en anglais) du film, donc, le cas échéant, attention au zonage.
  • Ces mêmes liens pointent vers la version de la meilleure qualité existante avec, dans l’ordre, 3D, Blu-ray et DVD simple.


* Si la série des Shrek ne figure pas dans cette liste, c’est qu’après en avoir regardé un en anglais puis le même en version doublée, j’ai trouvé que la version française était parfois meilleure que l’original, notamment parce qu’elle comportait de l’humour qui ne figuraient pas dans cette dernière.

samedi 3 mai 2014

L’immersion en restant chez soi (3a) – Vidéos


Films ou séries télé ?
Pour progresser ou entretenir son anglais, les séries télé ont trois avantages sur les films de cinéma :
  • Les séries sont en général plus faciles à comprendre. Elles sont souvent conçues davantage comme du théâtre filmé que comme un film. C’est la raison pour laquelle les comedies (sitcoms) classiques représentent ce qu’il y a de plus aisé à aborder dans le domaine de la vidéo.
  • Le plus difficile, avec une série, c’est le premier épisode : il faut s’habituer à un nouvel univers, parfois à un vocabulaire spécifique (lexique policier, médical, de science-fiction, etc.) et, surtout, à la façon de parler des acteurs. Ensuite, c’est plus facile ; les personnages deviennent vos amis (or people you“ love to hate”). Avec un film en revanche, on n’a que le temps de celui-ci pour s’habituer et, à moins d’une ou plusieurs sequels (ou prequels), on peut quasiment faire un trait sur l’investissement réalisé.
  • Sauf exception (Game of Thrones, par exemple), les séries télé américaines se déclinent en deux format relativement figés : les comedies d’une petite vingtaine de minutes et tout le reste, d’une durée d’environ 42 minutes. Les films, quant à eux, sont en général d’une durée au moins deux fois plus longues, dont plus difficiles à « consommer ».

Quelle(s) série(s) choisir ?
Comme pour les romans, privilégiez des séries que vous regardez en français ou que vous auriez envie de regarder si elles étaient diffusées en France.
Personnellement et sauf exceptions, je trouve les séries américaines plus faciles à comprendre que leurs homologues britanniques. J’aborderai dans un prochain billet les différences entre les deux variantes de la langue anglaise, mais disons que les accents qui dévient le plus du standard (« the Queen’s English » ou « BBC English », d’une part, et « General American » [GA], d’autre part) sont, à mon sens, plus faciles à comprendre dans le second cas : comparez un accent cockney aux inflexions du Deep South des Etats-Unis…
Pour joindre l’utile à l’agréable, pensez aux séries médicales (Nurse Jackie, ER Grey’s Anatomy, House MD, Scrubs, etc.), auxquelles je consacrerai un futur billet.
Pour tout savoir — en anglais évidemment — sur une série dont vous avez entendu parler, il y a d’abord l’incontournable site IMDB, (Internet Movie Database) qui a l’avantage de fournir, entre autres, sur une même page Web un résumé et une critique choisie parmi les plus appréciées des internautes (donc a priori pertinente). Pour plus de détails (liste et résumé des épisodes et guest stars dans chacun, par exemple), consultez l’excellent site TV.com, dont je recommande particulièrement l’humour. Pour des renseignements en français, il y a le site AlloCiné, mais je déplore son manque d’information sur les dates et chaînes de diffusion en France.

Vous hésitez encore ?
Comme à chaque fois pour un contenu, il faut éviter d’être très vite rebuté. Dans ce cas, pourquoi pas un test drive ? Choisissez une série, puis rendez-vous sur YouTube. Dans le champ de recherche, tapez le titre de la série, suivi du terme de recherche « ,cc » (« <virgule>cc », où « cc » veut dire « closed caption » : sous-titres pour malentendants). Vous obtiendrez ainsi une liste de vidéos a priori sous-titrées : extraits, bandes annonces, etc.

Sous-titres ou pas ?
Je vous déconseille la VO sous-titrée en français : je n’en vois pas l’intérêt pour progresser en anglais. Choisissez systématiquement une version avec sous-titres en anglais : soit ils vous aideront à comprendre, soit vous n’en avez pas besoin, auquel cas vous oublierez très vite leur présence. Attention, les éditions en DVD de séries américaines publiées en France ne permettent en général pas l’affichage de sous-titres en anglais ; sur Amazon.fr, par exemple, il faut ajouter « import anglais » dans le champ de recherche. (Vous pouvez évidemment les acheter directement au Royaume-Uni sur Amazon.co.uk, mais le port sera plus cher et attention au zonage s’il vous prenait l’envie de les commander aux Etats-Unis.)

➤ Prochain billet : quelques séries que je vous conseille.

vendredi 2 mai 2014

L’immersion en restant chez soi (1)



Je comptais rédiger ce billet à l’approche des vacances d’été, mais, en y réfléchissant, c’est peut-être celui que j’aurai dû publier en premier.



La méthode la plus efficace, pour apprendre l’anglais — comme toute autre langue étrangère, d’ailleurs —, c’est de disposer des bases et de partir « en immersion » dans un pays anglophone (mais pas avec une bande de copains français, bien sûr) — the longer the better, évidemment. D’accord, mais ce n’est pas toujours possible…



The next best thing, c’est de « s’immerger » autrement. Combien de temps passez-vous, chaque semaine, à consommer des contenus en français ? Est-ce que vous lisez des livres ? Est-ce que vous regardez des films ou la télévision ? Est-ce que vous avez un hobby ou une passion qui vous conduit à vous documenter là-dessus ? Est-ce que vous vous intéressez à l’actualité (politique, sportive, cinématographique, « people »…) ? Et cætera, et cætera.



Déterminez ce qui vous intéresse et vous occupe,
et consacrez-y au moins la même durée hebdomadaire qu’en français.





Les règles du jeu

Le but du jeu, c’est de vous divertir, pas de vous rebuter. Il ne faut pas que vous décrochiez.

1.      L’idée, c’est de « consommer des contenus » qui vous intéressent : ne vous forcez pas, par exemple, à lire un  roman d’Agatha Christie si vous n’aimez pas les polars ; ne vous obligez pas à lire l’actualité politique américaine si, en fait, vous vous en fichez comme de votre première blouse. (Quoique, votre première blouse d’infirmière est peut-être un symbole pour vous.)

2.      Il y aura forcément ces mots ou expressions que vous ne connaîtrez pas et sur lesquels vous buterez. Pour ne pas décrocher, il faut en chercher le moins possible dans le dictionnaire : uniquement ceux qui vous empêchent de comprendre tout un paragraphe, par exemple, et ceux qui, même si le fait de ne pas les connaître ne gêne pas la compréhension globale, reviennent plusieurs fois ou souvent.



Stay tuned! Des pistes plus précises dans mon prochain billet
Le sommaire de cette série de billets est la dernière rubrique dans la marge de droite.