Affichage des articles dont le libellé est grammaire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est grammaire. Afficher tous les articles

mercredi 13 août 2014

British vs. American English (6)

 De même que pour la prononciation et le lexique, il existe des différences entre l’anglais britannique et américain pour la grammaire et la syntaxe.

1. Present perfect vs. prétérit
La plus sensible de ses différences réside peut-être dans l’emploi de ces deux temps du passé, dont l’usage est pourtant déjà assez compliqué pour les francophones. Le fait que cette différence existe prouve néanmoins que la distinction entre action passée révolue (prétérit) et non révolue (present perfect) est souvent au choix du locuteur ou du scripteur, que le rattachement d’une action passée au présent (present perfect) peut n’être que psychologique et que, contrairement à ce que vous entendez parfois en cours, la distinction n’est pas coulée dans le bronze.
En l’occurrence, là où l’anglais britannique fait appel au present perfect, l’anglais américain utilise le prétérit :
British English
present perfect
American English
preterit
Action du passé qui a des conséquences sur le présent :
Jenny feels ill. She’s eaten too much.
Jenny feels ill. She ate too much.
I can't find my keys. Have you seen them anywhere?
I can't find my keys. Did you see them anywhere?
Phrases comportant les adverbes already, just ou yet :
A: Are they going to the show tonight?
B: No. They’ve already seen it.
A: Are they going to the show tonight?
B: No. They already saw it.
A: Is Samantha here?
B: No, she’s just left.
A: Is Samantha here?
B: No, she just left.
A: Can I borrow your book?
B: No, I haven’t read it yet.
A: Can I borrow your book?
B: No, I didn’t read it yet.

2. Traduction du verbe avoir
En anglais britannique : to have got. Exemple :
Have you got a car?
En anglais américain : to have. Exemple : Do you have a car?
En anglais américain, to have pour exprimer la possession se comporte comme n’importe quel autre verbe dans les interrogatives et les négatives. Il est donc plus simple à manier.

3. Accord du verbe avec les noms collectifs
Contrairement à l’usage de l’anglais américaine et du français, d’ailleurs, en anglais britannique, les noms collectifs singuliers (team, company, etc.) appellent souvent — mais pas toujours, c’est au choix — un verbe au pluriel. Exemples :
            The whole family were at the table. (BrE)
            The government are doing a good job. (BrE)
Il existe évidemment une exception (évidemment) :
            The United States is a developed country and has the world’s largest national economy […]            (Wikipedia). (AmE)
A noter que dans les deux dialectes, le mot police demande un verbe au pluriel :
            She’s happy with the way the police have handled the case. (BrE et AmE)

4. Prépositions
Je me limiterai à quelques expressions où l’usage d’une préposition diffère :
Anglais britannique
Anglais américain
My Brother had an accident yesterday. He was taken to hospital. He is in hospital now.
My Brother had an accident yesterday. He was taken to the hospital. He is at the hospital now.
at the weekend
over the weekend
different to
different from
different than
different from
Pour l’hôpital, on notera que l’usage britannique est calqué sur celui de la prison dans les deux dialectes, comme si les hôpitaux britanniques étaient des geôles : My Brother committed a crime yesterday. He was taken to prison. He is in jail now. (BrE et AmE)


Il existe nombre d’autres différences, mais elles sont plus anecdotiques (notamment pour ce qui est de l’emploi du subjonctif — et je parie d’ailleurs que vous ne saviez pas que ce mode existait en anglais) et les deux variantes coexistent parfois au Royaume-Uni du fait de l’influence de la culture américaine au travers du cinéma, de la télévision et de la chanson. Vous retrouverez ces différences, ainsi que celles que je vous ai indiquées, par exemple dans un article de PerfecYourEnglish.com (sur plusieurs pages Web) qui les répertorie assez bien.

lundi 19 mai 2014

Grammar Gremlins


En me documentant pour mon billet d’hier, je suis tombé sur ce petit jeu de grammaire. Il comporte trois niveaux : Elementary, Intermediate et Advanced.

Au cours d’une mission intergalactique, votre vaisseau a atterri sur la planète Gremlandia, où vivent les Grammar Gremlins. Ces petites créatures retorses envoient sur Terre des fautes de grammaire, que des étudiant-e-s en anglais comme vous utilisent alors accidentellement.
Votre situation est cependant plus grave : à présent que vous voilà sur leur planète, il vous empêchent de retourner sur votre vaisseau, auquel vous n’aurez accès qu’en les faisant disparaître de leurs cratères par de bonnes réponses à des questions de grammaire anglaise. Mais attention, le temps dont vous disposez est compté ! Si vous fournissez une mauvaise réponse, c’est « Game over » (mais rassurez-vous, on vous indiquera la bonne réponse) et si vous ne vous vous débarrassez pas des Grammar Gremlins dans les temps impartis, votre vaisseau repartira sans vous resterez échoué-e sur leur planète.

Get rid of the gremlins in your grammar!


Au fait, les gremlins existaient bien avant le célèbre film. Ils sont apparemment nés durant la Seconde Guerre mondiale et c’est eux que les pilotes d’avions de chasse accusaient de leurs problèmes mécaniques.

dimanche 18 mai 2014

Grammaire

Pour la grammaire de l’anglais, même si je vous ai indiqué des cours multimédias en ligne gratuits, vous préférez peut-être vous plonger dans un bon vieux bouquin. Dans ce cas, vous aurez, au sens premier, l’embarras du choix.
C’est la raison pour laquelle j’ai pensé vous conseiller un ouvrage ESOL.
A noter qu’il en existe aussi une version en ligne (payante), que je mentionne dans mes commentaires.

Prix indicatif (neuf, à la date du billet) : à partir de 16,– € environ (mais attention au pays d’expédition !)
Editeur : Cambridge University Press
Auteur : Raymond Murphy
Broché, 395 pages, 24,5 × 19 cm*
ISBN : 978-0521189392
➤ Fiche du livre sur le site de l’éditeur (en anglais)

La première édition que je connaisse date de 1985 et, en 1989, l’éditeur avait déjà atteint la dixième réimpression. Sur la couverture cette quatrième édition (2012), l’ouvrage s’autoproclame « The world’s best-selling grammar book », sans doute à raison puisqu’il est numéro 1 des ventes sur Amazon dans la catégorie « ouvrage de référence en langue étrangère ». L’auteur doit d’ailleurs être une sorte de star de la grammaire — du genre de Me Capello, peut-être — puisqu’il propose une vidéo YouTube de celui-ci (6 min.) où il explique la genèse de son ouvrage.
Le contenu s’est étoffé depuis 1985 puisque l’ouvrage comporte à présent 145 unités, contre 129 seulement alors.
Jouant résolument la transparence, l’éditeur propose, sur la fiche signalétique Web de l’ouvrage, de lire ou de télécharger le sommaire (Table of contents), la préface et autres préambules (appelé Frontmatter, ce qui est un néologisme) ainsi que l’index.

Mes commentaires
✅    Quand on en est à la quatrième édition, tout particulièrement pour un livre de grammaire (elle n’évolue pas si rapidement que ça), c’est forcément qu’on tient le bon bout, surtout si on existe depuis près de trente ans, et qu’on est perfectionniste.
✅    Edition comportant un cédérom (contrairement à celle de 1985, évidemment) ainsi que les corrigés des exercices. (Attention, il existe une version sans les corrigés, ne vous trompez pas !) Le cédérom comporte des exercices de mise en pratique supplémentaires.
✅    Indication claire du niveau requis pour l’aborder : niveau CEF B1-B2 (Intermediate / Upper-Intermediate).
✅    Mise en page cohérente, avec la leçon et les exercices en regard, ce qui permet d’avoir sous la première sous les yeux en réalisant les seconds. Ainsi, pour les sujets de grammaire les plus complexes, les leçons ont été scindées en plusieurs unités plutôt que déroger à ce principe.
✅    Structure claire, cohérente et aérée des leçons, dont les illustrations (dessins), qui ont la vertu de la discrétion, évitent à l’ouvrage de paraître tout aspect aride.*
✅    Présence de sept appendices, qui abordent notamment les verbes irréguliers et l’anglais américain.
✅    Grammaire idéale pour apprendre ou se perfectionner tout seul : chaque exercice comporte un exemple de mise en application de son énoncé et les corrigés se trouvent en fin d’ouvrage. En l’occurrence, j’apprécie personnellement que cet exemple ne soit pas intégré : on n’a pas l’impression
✅    Si vous n’êtes pas encore convaincu-e, l’éditeur vous propose même d’essayer gratuitement le livre au travers de six unités en ligne.
✅    Il existe en effet une version Web du livre, également compatible iOS et disponible sur le site de l’éditeur, au prix de 22,87 € pour douze mois. Vous en trouverez une présentation en vidéo (Youtube) ici (VOSTEN). On y constate que l’interactivité a été largement exploitée, notamment au travers de conseils personnalisés pour cheminer dans la grammaire en fonction de vos résultats aux exercices.
✅    L’éditeur va commencer à décliner tout prochainement (d’ici la fin du mois puisqu’il indique mai 2014) certaines partie de cette grammaire en applications iOS et Android. (Je trouve ça un peu « gadget », mais ce sera sans doute quand même un plus pour certain-e-s d’entre vous).

Ma note : ★★★★★ (5/5).

* Cette information s’appuie sur une édition précédente de l’ouvrage et je n’ai pas la vérifier pour la quatrième.