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lundi 26 mai 2014

Méthode d’anglais général pour débutant·e·s

Prix indicatif (neuf, à la date du billet) : à partir de 20 € environ
Editeur : National Geographic Learning
Auteurs : John Hughes, Helen Stephenson et Paul Dummett
Broché, 176 pages, 30 × 21 cm
ISBN : 978-1133315698
Existe aussi en e-book (ISBN : 9781285853710)

On ne présente plus National Geographic, organe de la National Geographic américaine qui publie le magazine éponyme depuis 1888, celui-ci intégrant la photo dès 1905. National Geographic est édité en trente-deux langues, dont le français. « Le magazine est reconnu pour la qualité […] de ses photographies. Les travaux de certains des meilleurs photojournalistes du monde ont été publiés dans ses pages » (Wikipédia).
On ne s’étonnera donc pas que Life fasse la part belle à la photographie, où sont magnifiées la nature et notre planète.
Il s’agit cependant d’une méthode d’anglais général, mais qui a la vertu d’être destinée à des adultes. De toutes façons, les premières briques de l’anglais médical que vous êtes censé·e·s acquérir sont les mêmes, surtout en grammaire et ne peut pas courir avant d’avoir appris à marcher.

Mes commentaires
✅    Lorsque je dis que l’ouvrage s’adresse à un public d’adultes, cela exclut les agaçants étudiants en immersion en Angleterre qui peuplent souvent les manuels d’apprentissage ESL.
    Le niveau d’entrée est clairement stipulé : « Elementary », niveau CEFR A2, autrement dit pour les niveaux A1 ciblant un niveau A2. Vous allez peut-être vous insurger : vous êtes débutant·e (« Beginner »), donc de niveau CEF A0 ou A1, me direz-vous. D’accord, mais vous, ce que vous voulez, c’est un jump-start, pas une lente progression. D’ailleurs, c’est souvent à ce niveau qu’on commence l’anglais pour les adultes, pour que les cours soient moins fastidieux et moins scolaires.
    Dans tous les cas, vous avez la possibilité de tester l’unité 1 et, si vous estimez le niveau trop élevé, vous pouvez toujours débuter au niveau Beginner (A1).
    Tout l’intérêt de cette méthode réside aussi dans l’abondance des contenus téléchargeables, qui viennent s’ajouter au désormais inévitable — mais précieux — cédérom ou dévédérom. En revanche, il faut un peu de patience pour les trouver sur le site de l’éditeur, tous les contenus de la série (niveaux A1 à C1) sont regroupés par nature et non par niveaux. Il n’est pas ailleurs pas indispensable de les télécharger tous puisque certains font double emploi par rapport aux livre et au dévédérom. (Ceux-là sont destinés aux enseignants.) Je vous ai donc établi une liste descriptive de ceux qui vous intéressent.
    Je l’ai dit, Life exploite abondamment la photo, mais pas gratuitement : quand un croquis (voir ci-contre) est plus parlant ou bien quand un dessin réalisé en DAO voire en CAO s’impose (voir au pied du billet), l’équipe éditoriale n’hésite pas.
    La mise en page est extrêmement aérée, la couleur abonde, même en dehors des photos, la police sérif choisie est très élégante et les unités sont subdivisées (1a, 1b, etc.), ce qui permet notamment de se repérer plus facilement parmi les contenus téléchargeables.
⛔️    Bien que l’éditeur du magazine National Geographic soit apparemment américain, cette méthode d’anglais est, hélas, résolument britannique.
⛔️    Le manuel n’est pas dépourvu de quelques coquilles ou, du moins, d’incohérences typographiques.
    Cette méthode est a priori prévue pour un enseignement en classe, éventuellement accompagné d’une somme plus ou moins importante de travail personnel, mais, parce qu’elle propose un corrigé de tous les exercices ainsi que la transcription des clips audio et des vidéos dans leur intégralité, je pense qu’elle se prête tout à fait à l’autodidactisme.

⛔️     La version e-book n’est pas disponible sur Amazon.fr. Si elle vous intéresse, cherchez-la sur Google ou, mieux, sur Qwant, qui est un moteur de recherche français.



Ma note : ★★★★ (4/5).


samedi 24 mai 2014

«Au secours, je n’ai jamais fait d’anglais !»

Contrairement à ce que l’on pourrait penser puisqu’ils/elles ont leur baccalauréat, et que nous vivons dans un monde où cette langue est omniprésente, tout-e-s les ESI n’ont pas suivi des cours d’anglais, pour des raisons diverses et variées, et il m’est arrivé de constater que cette situation pouvait concerner jusqu’à un tiers d’une classe… S5 !

Il m’a donc semblé utile et judicieux de vous proposer une méthode de travail pour leur mettre le pied à l’étrier (celui du cheval, pas de la table d’examen de gynécologie, évidemment).

A. Autodidaxie

B. « Labo de langues »
Je sais d’expérience que l’apprentissage d’une langue étrangère, passe, au début, par la répétition, exercice qui se pratiquait naguère dans les fameux « labos de langues ». Il s’agit de répéter inlassablement des phrases qu’on vous dicte ou bien de répondre à des questions, puis de répéter le corrigé. L’exercice peut paraître fastidieux voire scolaire, mais il a largement fait ses preuves.
  • Quand on n’a pas de laboratoire de langues sous la main, on s’orientera par exemple vers la Méthode Assimil ou une autre méthode de ce type qui privilégie justement la répétition orale, quitte à laisser tomber la partie de la méthode qui se préoccupe de l’écrit, Assimil n’étant dans ce domaine pas meilleure qu’une autre. (Je la trouve en réalité moins attractive). L’avantage, c’est qu’on peut pratiquer en faisant le ménage ou la cuisine ou encore au volant (mais pas pendant les trajets en vile, par exemple).
  • On pensera également aux bibliothèques ou médiathèques municipales. Pour le montant de l’inscription d’un an, en général inférieur à 10 €, ou bien gratuitement en deçà d’un certain âge, on aura alors accès, sur place ou chez soi, à des cours d’anglais, avec, pour le cas que je connais, plusieurs niveaux et variantes géographiques de la langue. Il s’agit par exemple des modules de ToutApprendre.com (également accessible directement). 

C. Lecture
Parallèlement
, on s’astreindra le plus rapidement possible à lire en anglais. Il s’agit ici de profiter des très nombreux livres écrits en anglais simplifié ou bien adaptés depuis un classique de la littérature anglophone. Il en existe pour tous les niveaux d’anglais, y compris les débutants. 
En anglais, on les appelle des Graded Readers. (Voir mon futur billet à ce sujet.)
Lire, de préférence pour son plaisir, constitue un excellent voire indispensable moyen de faire des progrès. A ce propos, lisez mes billets (ici puis ici) consacrés à la lecture de romans.

Les points A, B et C sont à mener de front.


« Et après, je fais quoi ? » Après, vous lisez mon blog pour trouver d’autres pistes. Par exemple, dès que vous vous en sentez capable, passez au livre destiné aux ESI Communiquer en anglais – Santé et soins. (Voir mon billet sur cette méthode).