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jeudi 15 mai 2014

Méthode d’anglais IFSI (3)

Professional English in Use - Medicine
Prix indicatif (neuf, à la date du billet) : env. 25,– €
Editeur : Cambridge University Press
Auteurs : Eric H. Glendinning et Ron Howard
Broché, 175 pages, 20,5 x 19,5 cm
ISBN : 978-3125395879
Fiche du livre sur le site de l’éditeur (en anglais)

Cet ouvrage s’inscrit dans une série de manuels d’apprentissage de l’anglais spécialisé (Medicine, Management, Marketing, Law, ICT [informatique], Finance et Engineering), tous excellents. Il regroupe soixante unités thématiques (voir exemples ci-dessous) de deux pages chacune.

Unités et annexes à étudier en priorité (extrait du sommaire) : Health and illness ; Parts of the body 1 & 2 ; Nurses ; Allied health professionals ; Hospitals ; Taking a history 1, 2 & 3 ; Physical examination ; Discussing treatment ; Appendices I, III-VI.

Il n’est pas destiné aux ESI en particulier, mais à tous les professionnels de santé. Il ne comporte pas non plus de leçons ni de points de grammaire — ce n’est pas son objet —, mais celle-ci est largement mise en pratique. Pour ceux et celles qui ont des lacunes dans ce domaine, il est donc à utiliser en complément d’un autre support.
J’ai toujours un peu de mal à juger, mais je dirais qu’il vaut mieux posséder au moins un niveau CECR A2 voire B1 pour l’aborder.

Mes commentaires
    Hormis les champs lexicaux plus « administratifs », disons, que se doit de maîtriser un-e ESI, notamment pour les exercices de mise en situation (accueil physique et téléphonique, résolution des problèmes et bases du langage administratif et informatique, par exemple), cet ouvrage couvre à peu près tous vos besoins en vocabulaire spécialisé, y compris en syntaxe.
    Chaque unité se compose d’une page de textes relativement courts où est mis en évidence (en gras) le vocabulaire correspondant au thème abordé, suivie d’une page d’exercices de mise en pratique. La terminologie est ainsi utilisée en contexte, par opposition à de bêtes listes de mots à apprendre.
⛔️    Etant donné l’éditeur, l’orientation (avouée) est résolument britannique. Je n’ai d’ailleurs même pas vu d’indications des variantes américaines, comme c’est souvent, même timidement, le cas dans d’autres méthodes.
    Assez nombreuses photos et nombreux schémas (excellents), tout cela en couleur.
    Mise en page soignée, aérée, avec des tableaux, des encadrés, des bulles pour les dialogues, etc.
    Cet ouvrage n’a pas le côté infantilisant que peuvent avoir d'autres manuels d'apprentissage d'une langue. On y a vraiment l’impression d'être pris pour un adulte.
    Contrairement à d’autres opus de la série, pas de CD-ROM ni de contenus en ligne. Il est un peu dommage de n’avoir pas accès à une version audio des dialogues, même si cet situation se justifie par le fait que l’ouvrage met l’accent sur l’écrit et non sur l’oral, et que les dialogues y sont, de ce fait, assez peu nombreux.
    Contrairement à certaines autres méthodes, il n’y a pas de gradation dans la difficulté, ce qui vous permet d’étudier les unités dans l’ordre de votre choix, en fonction de vos besoins et intérêts, quitte à faire l’impasse sur certaines, parce que vous estimez qu’elles sont trop pointues, qu’elles ne vous intéressent pas ou, tout simplement, que vous n’avez pas le temps de les lire.
    Cet ouvrage se prête tout à fait au travail personnel, sans professeur.
⛔️    Il ne précise pas le niveau minimal requis en anglais pour l’aborder.


Ma note : ★★★★★ (5/5).

lundi 28 avril 2014

Méthode d’anglais IFSI (2)


Anglais en IFSI, collection « Les Essentiels en IFSI »
Prix Amazon (neuf, à la date du billet) : 14,73 € (papier) ou 12,99 € (e-book)
Editeur : Elsevier Masson
Auteurs : Aurélie Dewandel et Francelina Gaspar Margarido
Broché, 204 pages, 17 x 24 cm
ISBN : 978-2294739286 (papier) et 978-2294739675 (e-book)

➤ Page Web de l’ouvrage : papier ou e-book



Voici sa présentation (extrait de la 4e de couverture) :


Mes commentaires


   L’éditeur propose pas moins de vingt-et-un autres ouvrages pours les ESI dans sa collection les « Essentiels en IFSI ». Est-ce bon signe ou pas ?

⛔️      D’un format assez petit, l’ouvrage ne consacre que 40 pages aux semestres S4 à S6 (traduction, compte rendu et abstract), soit à peine 20 % environ : je conçois que le compte rendu de texte constitue un exercice connu et a priori déjà maîtrisé, mais la traduction (version), en particulier, ainsi que l’abstract auraient sans douté mérité qu’on s’y attarde davantage.

⛔️      Il n’y a par exemple qu’une seule traduction (version) qui soit décortiquée. Et elle comporte ce que je considère pratiquement comme un faux-sens : area traduit pas « endroit » (alors qu’il s’agit plus précisément d’une « zone »). Ça n’a l’air de rien, mais la phrase d’arrivée en français s’en serait trouvée largement éclaircie.

   L’ouvrage se décline en une version e-book (formats ePub et PDF sur le site de l’éditeur, Kindle sur Amazon), dont on espère cependant qu’elle donne directement accès aux contenus en ligne (voir plus loin).

⛔️   La page produit de la version e-book sur le site de l’éditeur permet de consulter le préambule de l’ouvrage (en cliquant sur le bouton Google Aperçu), mais, hélas, pas la table des matières en anglais.

⛔️   L’ouvrage prétend confronter l’étudiant-e à une variété d’accents en anglais. Or les dialogues ou monologues audio que j’ai écoutés étaient lus — et non pas interprétés, d’ailleurs — par des acteurs dont l’accent, dans la majorité des cas, était tellement neutre que je n’ai pas pu déterminer s’ils étaient britanniques ou américains.

⛔️   A cause de certaines approximations ; les leçons de grammaire en deviennent suspectes. La première, par exemple, est consacrée aux modaux can, could et may. Outre qu’elle fait allègrement l’impasse sur might — mais bon, pourquoi pas ? —, on se permet quand même d’y affirmer que would — dont on se demande d’ailleurs ce qu’il vient faire là — est une forme passée de will (alors qu’il s’agit bien entendu d’un conditionnel).

⛔️   La seule critique d’utilisateurs sur Amazon, rédigée par une enseignante anglaise en IFSI « regrette beaucoup qu’une [sic] manque de vérification fait qu’il y a pas mal de fautes d'anglais ».

⛔️   Comme l’éditeur à décidé de caser trois années de cours en 200 pages, la typographie est un peu petite ; pour les parties « S’entraîner » (exercices et leurs corrigés), il aurait carrément fallu vendre le livre avec une loupe.

⛔️   Les quelque 160 pages dévolues en grande partie au vocabulaire spécialisé abordent des domaines dont on se demande s’ils sont réellement utiles pour les ESI (les légumes, les fruits, les laitages et jusqu’aux condiments et assaisonnements ainsi que les accessoires vestimentaires, par exemple) ou alors, bien que pertinents, s’ils ne sont pas trop pointus (ataxie de Friedreich, nerfs musculocutané et iliohypogastrique ainsi que neuropathie autonome, par exemple). Le souci d’exhaustivité — j’ai bien aimé la terminologie des « façons de se suicider » — est certainement louable, mais n’en a-t-on pas trop fait, surtout si l’on considère le niveau de départ en anglais de nombre d’ESI ? L’éditeur aurait d’ailleurs pu se fendre d’un lexique.
Mon conseil : écoutez les fichiers audio qui vous intéressent, puis, en fonction de vos propres besoins avérés (tels que se manifestant après un stage en hôpital, par exemple), constituez-vous son propre lexique à partir des très nombreux tableaux thématiques. Ensuite, oubliez le reste du livre.

   De même, les notes culturelles procèdent sans doute d’une bonne idée, mais ne sont-elles pas hors sujet ou trop disertes ? Ainsi, la note consacrée, sur pas moins de cinq pages et demies, aux « différents systèmes médicaux dans certains pays anglo-saxons » devait-elle absolument aborder l’Australie et et le Canada ? Et l’Irlande, alors, par exemple ?

   Les fichiers audio en ligne sont accessibles chacun directement via code QR imprimé dans le livre et sans autre forme de procès. L’URL où ils sont regroupés (« Table des matières ») est effectivement un peu longue et complexe. De plus, bien que ces contenus soient annoncés comme étant « en accès libre », il faut en réalité créer un compte, puis indiquer, pour montrer patte blanche, un mot dans le livre, tout cela avec un serveur extrêmement lent.

⛔️      Si j’étais Francelina Gaspar Margarido, j’aurais pris un pseudo anglo-saxon : c’est un très joli nom, mais a-t-on vraiment confiance, a priori, dans les connaissances en anglais d’une personne qui affiche si fièrement son hispanité (ou sa lusitanité) ?

Ma note : ★★★★★ (2/5).

vendredi 25 avril 2014

Méthode d’anglais IFSI (1b)


Editeur : De Boeck-Estem
Auteurs : Anne-Laure Kieffer et Alison Pinchaud
Broché, 198 pages, 19 x 16 cm

Cet ouvrage est en quelque sorte la suite du précédent puisqu’il le prolonge jusqu’à la fin des trois ans de cours.


Voici sa présentation (4e de couverture) :



Mes commentaires
✅    Une grande partie des remarques formulées pour le précédent tome sont valables pour celui-ci : maquette aérée, lisibilité et distinction grammaire/vocabulaire/autre(s) clairement visible. En outre les quatre parties (S3, S4, S5 et S6) sont clairement délimitées par des onglets.
    Photos : il y en a cette fois-ci quelques-unes.
    L’ouvrage prodigue une manne de conseils, la plupart du temps fort utiles (mémoriser les mots regroupés par thème, recopier les termes anglais, etc.), mais parfois un peu basiques voire paternalistes : « Vous devez vous assurer, avant même d’avoir commencé à lire le vocabulaire, des conditions dans lesquelles vous allez travailler. Plus vous serez dans le calme, plus l’apprentissage sera efficace ! Par conséquent, installez-vous dans un endroit silencieux, où on ne vous dérangera pas. » Merci maman, quoi !
    Descriptif clair et aussi précis que possible, étant donné les variations entre les IFSI, des épreuves qui vous attendent à l’issue de chacun des semestres S3 à S6 : objectifs de l’évaluation ; déroulement de l’épreuve ; type de texte ; notation ; critères d’évaluation.
    Présence fort bienvenue d’une liste de « faux-amis » (p. 111), évidemment non exhaustive, mais tout à fait pertinente.
    Un tiers du volume est consacré à S3 (cent pages sur 198), ce qui se justifie tout à fait, puisque l’acquisition de bonnes bases en anglais, en particulier de sa grammaire, est une condition nécessaire pour aborder les exercices demandés de S4 à S6 (version, compte rendu et abstract). Cette partie, exclusivement consacrée au lexique spécialisé, ne comporte apparemment aucune leçon de grammaire, celle-ci étant censée avoir été maîtrisée en S1-S2. (La grammaire anglaise n’est pas si compliquée qu’il faille des années et des années, au contraire de la grammaire française ou latine, par exemple, pour l’assimiler.)
    Présence, là aussi bienvenue, d’explications « culturelles », par exemple sur ce que sont, par opposition à la situation en France, les paramedics (qu’on retrouve dans toutes les séries US ou presque).
    Pour la version et le compte rendu (S4 et S5 respectivement), l’ouvrage fait appel, comme point de départ, à des textes authentiques, autrement dit utilisés tels que publiés pour un public qui n’est a priori pas celui d’apprenants ESL. Il s’agit en l’occurrence de textes en général parus sur Net et dont la source est citée. (Voir un prochain billet sur les sources de tels supports, à lire et, éventuellement, à décortiquer).
⛔️    Seul petit bémol pour moi, le même parti-pris britannique que pour le tome précédent, toujours pour le lexique. En revanche, il semble heureusement que certains textes (parties S4-S6) au moins soient d’origine américaine.

Ma note : ★★★★★ (5/5).

jeudi 24 avril 2014

Méthode d’anglais IFSI (1a)

Editeur : De Boeck-Estem
Auteurs : Francy Brethenoux-Seguin et Denis Lenoble
Broché, 206 pages, 19 x 16 cm
ISBN : 978-2-84371-622-5
Fiche du livre sur le site de l’éditeur : ici
(Billet mis à jour le 26.04.2014)

Cet ouvrage se limite aux semestres S1 à S3, mais se complète d’un autre, du même éditeur, qui couvre la préparation aux évaluations S3 à S6. Deux bouquins pour trois ans d’études, ce n’est pas la mort.

Avant de vous faire part de mes commentaires, j’ai repris pour vous une (grande) partie de l’avant-propos de l’ouvrage, qui le résume assez bien :


Avant-propos [extrait]

Un outil de formation à l’anglais professionnel infirmier
[Les objectifs de l’UE 6.2] sont traités à travers 12 unités au cours desquelles les apprenants vont suivre l’itinéraire d’un patient anglophone : son arrivée aux urgences, son séjour à l’hôpital, puis son retour à domicile. Il suit une progression qui permet de revenir sur les bases de la langue tout en appréhendant les situations professionnelles les plus fréquentes.

Une méthode pédagogique pour faciliter l’apprentissage et la pratique de la langue
Chaque unité est constituée d’outils pédagogiques variés facilitant l’apprentissage de la langue dans le contexte propre à la santé et aux soins. Vous retrouverez systématiquement:
des dialogues illustrant des situations professionnelles courantes (à écouter sur le site Web associé au livre) et destinés à faire l’objet d’une étude guidée ;
des exercices permettant de travailler :
      la compréhension orale avec des questions portant sur les dialogues et des exercices d’écoute ;
      l’expression orale avec des jeux de rôle et des sujets de débats ;
      l’expression écrite avec des exercices en contexte ;
des encadrés grammaticaux synthétiques (assortis d’exercices d’application) afin de percevoir et mémoriser d’une façon simple les principales règles de la langue anglaise ;
une aide à la compréhension, à l’acquisition et à la mémorisation du vocabulaire professionnel :
      sous la forme d’encadrés et de schémas ;
      avec des schémas anatomiques en couleurs pour réviser le vocabulaire des principaux systèmes anatomiques.

Ces outils sont complétés par deux lexiques (anglais/français et français/anglais) situés en fin d’ouvrage et par le site Web, contenant l’enregistrement des dialogues et les exercices d’activité orale (le numéro de la piste à écouter est systématiquement indiqué dans l’ouvrage).

[…]


Mes commentaires
   La présentation est très aérée, avec des tailles de polices suffisamment grandes et des encadrés bien visibles et délimités pour le vocabulaire important. Il n’y a pas de photos, seulement des schémas — mais sont-elle indispensables ? — et la couleur, bien que très présente, est au service de la pédagogie et non pas utilisée gratuitement.
   Il s’agit d’un ouvrage d’autoenseignement, autrement dit pour apprendre par soi-même, par exemple en complément des cours en téléenseignement ou même avec un professeur. Le livre, qui conjugue des dialogues en situation, des leçons de grammaire clairement délimitées ainsi que des exercices, est fait pour faire ces derniers dessus, comme beaucoup de méthodes de langues actuelles. (J’ai quant à moi beaucoup de mal à écrire sur un livre quel qu’il soit.) Tous les dialogues en anglais sont traduits, et les exercices corrigés : il n’y a donc pas à choisir, comme souvent hélas, entre une version pour les apprenants et une autre pour l’enseignant.
   Le parti-pris d’accompagner un patient, Mr. Brown, tout au long de son séjour à l’hôpital est intéressant, même si les douze unités font un peux penser aux douze stations du Christ sur le chemin ce croix. (Espérons que l’anglais ne sera pas le vôtre, ce chemin de croix…)
   Malgré quelques petites mises au point sur les différences lexico-morphologhiques entre anglais britannique et américain, l’apriori est cependant résolument britannique, jusque dans la grammaire qui assène des vérités qui ne le sont plus de l’autre côté de l’Atlantique (utilisation du modal must et du present perfect, par exemple).
   Le sommaire est très bien fait : il met clairement en évidence les leçons de syntaxe (grammaire) abordées dans chaque unité ainsi que le thèmes lexicaux (anatomie, situations et compétences).
   Les exercices, dont le thème (traduction français vers anglais) sont bien faits, tout à fait pertinents par rapport au thème de la santé et de l’hôpital. Une exemple particulièrement inventif m’a frappé : après avoir écouté une série de mots et expressions en anglais, qui sont des effets secondaires des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), on est invité à les classer en trois catégories : effets 1) sur le système digestif, 2)  sur le système nerveux central et 3) dermatologiques.
⛔️   L’ouvrage ne précise en revanche quel niveau il faut avoir en anglais pour l’aborder sans être perdu. Je dirais que posséder un niveau CECR A2 serait bien.
⛔️    J’ai étudié attentivement une leçon de grammaire — (« Comment poser une question ? », p. 5), qui, avec les phrases négatives, porte peut-être sur la seule vraie difficulté grammaticale en anglais — et je l’ai trouvée totalement incohérente : on définit les « questions fermées » (réponse oui/non), d’accord, qu’on distingue des questions ouvertes, avec mot interrogatif, toujours d’accord. Pourtant, quand on prétend vous donner un exemple de questions fermées, celle-ci contient un mot interrogatif ! Heureusement, d’autres points de grammaire ont l’air mieux pensés.
⛔️   L'ouvrage n'applique pas nécessairement ses propres préceptes (« Fais ce que je te dis et ne fait pas ce que je fais »), par exemple qu'il faut, autant que faire se peut, éviter le passif en français lorsqu'on traduit de l'anglais (« Ces outils sont complétés par » dans l'avant-propos), surtout quand une forme active vient naturellement et qu'elle est beaucoup plus élégante (« Ces outils se complètent par/de ».
⛔️   A titre anecdotique, j’ai repéré une faute de grammaire en français, page 121. Parviendrez-vous à la trouver ?

Ma note : ★★★★ (4/5)

NB. Si certaines icônes s’affichent mal, c'est que votre navigateur ne les gère pas : sous Mac OS, par exemple, Google Chrome est paradoxalement moins compatible avec Blogger que Firefox ou Safari.