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samedi 8 novembre 2014

Articles Web sur la santé


Les évaluations S4 et S5 portent sur la compréhension ainsi que sur le rendu, sous une autre forme (traduction et synthèse respectivement), d’un texte authentique en anglais, dans le (vaste) domaine de la santé.
Dès que possible — autrement dit dès S1 si votre niveau en anglais le permet —, vous devez donc vous astreindre à lire très régulièrement des articles du Web  — c’est à qu’ils sont évidemment les plus faciles à trouver —, pour vous préparer à ces deux semestres.
La santé intéresse tout le monde, et ce billet ne s'adresse donc pas qu’aux futur·e·s infirmiers/ères.
Pour en trouver, il n’y a que l’embarras du choix, mais voici quelques pistes :

  • BBC News, rubrique Health. Auparavant, cette rubrique était apparemment un site à part entière, qui a récemment été intégré au site d’actualités de l’irréprochable — et très british — BBC.
  • NPR News, rubrique Health. La NPR est la principale radio non commerciale des Etats-Unis. Ce sous-site est donc en quelque sorte l’équivalent américain de celui de la BBC.
  • IFLScience, rubrique Health and Medicine. IFLScience veut dire « I
    Fucking Love Science ». Il s’agit ici d’articles sur les progrès de la médecine, mais aussi sur des thèmes plus « magazine ». Le site a l’avantage de s’accompagner d’une
    page Facebook qui permet de recevoir les articles dans votre fil d’actualité (si vous êtes sur Facebook, évidemment).
  • Site de l’OMS en anglais. Lui aussi s’accompagne d’une page Facebook. J’en ai déjà parlé dans le cadre d’un billet sur la Traduction S4.
  • Allnurses. Comme son nom l’indique, celui-là est fait rien que pour vous. Il possède lui aussi une page Facebook.
  • Gomerblog. Pour vous détendre un peu : site satyrique comparable au Gorafi, par exemple, mais dans le domaine de la médecine. Je lui ai déjà consacré un billet, mais je l’indique ici à titre subsidiaire. Sa page Facebook est ici.
Tous ces sites sont listés à la rubrique « Références : lectures », dans la marge droite de ce blog.


Afin d’assurer cette indispensable régularité dans la lecture d’articles sur la santé en préparation des évaluations S4 et S5, le mieux est de s’y abonner, dans des modalités à choisir en fonction de vos préférences ainsi que des fonctions « push » du site :
  1. Pour recevoir par courriel les articles à leur parution.
  2. Pour recevoir les articles dans votre fil d’actualité Facebook si vous avez une page sur ce réseau social et pour les sites qui y possèdent aux aussi une page.
  3. Via le flux RSS des sites qui proposent cette option.
  4. Via les compilations d’articles de Google News (Google Actualités en français) et Bing News (Microsoft) dans le domaine de la santé. (Pour Bing News, vous devrez d’abord modifier votre « pays/région » dans les paramètres de Bing et choisir un pays anglophone — de préférence les Etats-Unis ou le Royaume-Uni, car les pages pour ces pays ont effectivement une rubrique « Health », ce qui n’est pas le cas de la France, d’ailleurs.) Dans les deux cas, vous devriez pouvoir vous abonner au flux RSS correspondant.

lundi 9 juin 2014

Compte rendu S5 (3) – Exemple

Henri Matisse – « La gerbe »
Comme pour la traduction (programme S4), le compte rendu, autrement dit la « présentation en anglais d’un article professionnel », est un exercice complexe, dont, en dehors des généralités, le processus d’élaboration est difficilement descriptible pour un texte précis. Sinon, vous pensez bien que les Google Translate et autres Bing Translator would do a much better job.
La description pas à pas de ce processus n’a d’intérêt que dans le cadre d’un cours où professeur et étudiants réfléchissent ensemble ; elle serait extrêmement fastidieuse à l’écrit et je ne lui trouve aucun avantage : lire le processus par lequel quelqu’un parvient à un plan puis rédige un compte rendu à partir de ce dernier, c’est un peu comme décrire un Matisse à un daltonien. (J’ai déjà essayé, c’est très frustrant.)
Ce n'est pas non plus la résolution d'un problème de mathématiques…
De toutes façons, ce n’est pas en lisant un corrigé que vous saurez pour autant comment faire pour un autre texte. Ce sont les principes qu’il faut assimiler.
D’ailleurs, ce qui compte, ce n’est pas le processus que vous, moi ou la voisine employons, mais le résultat — celui-là même que notera l’examinateur.


Pour ceux qui souhaiteraient néanmoins prendre connaissance du processus d’élaboration du compte rendu d’un texte donné et qui n’auraient pas eu l’occasion de le faire en cours, je vous conseille l’ouvrage Réussir en IFSI - UE 6.2 – Anglais - Réussir les évaluations (p. 145-160) sur lequel j’avais rédigé un billet. L’article dont le compte rendu est proposé est consultable ici (à quelques petites modifications près).

dimanche 8 juin 2014

Compte rendu S5 (2) – Méthodologie

Après vous avoir présenté le compte rendu, je vous propose une méthodologie pour l’élaborer.

A. Prendre connaissance du texte
  1. Lisez le texte (une ou plusieurs fois).
  2. Parallèlement, surlignez les mots-clés ou expressions-clés ou bien notez-les à part. Profitez-en pour trouver et noter des synonymes de ces termes si vous en connaissez et des mots ou locutions connexes (doctor physician, GP/MD + medical practitioner, healthcare professional, etc.) ainsi que des mots de la même famille, mais d’une autre nature (pain painful, painfully, painless, painlessly, etc.) Il peut même arriver qu’il vous vienne en tête un mot-clé essentiel, mais qui ne figure pas dans le texte : un article de BBC News Health sur l’arrêt de la cigarette ne mentionnait pas le mot addiction ; l’employer dans votre compte rendu vous vaudrait sans aucun doute la plus grande bienveillance de l’examinateur.
  3. Surlignez les arguments importants.


B. Etablir un plan
  1. Pour l’introduction de votre compte rendu, notez les références (titre, date de parution, support de parution, auteur, etc.) dans l’ordre le plus logique.
  2. Ebauchez le compte rendu en établissant le plan ou la trame de celui-ci, sans le rédiger (style télégraphique, flèches, soulignement/surlignement, encadrement, listes à puces, etc.) et en mettant en évidence les liens logiques (causalité, finalité, concession, etc.)
  3. Synthétisez en quelques mots la conclusion, c’est-à-dire ce qu’il faut retenir de l’article. (Vous allez sans doute souvent reprendre ou paraphraser le titre : c’est normal.)
  4. Formulez au moins une idée d’élargissement du texte ou de sa conclusion, à un autre thème ou à un sujet plus vaste, par exemple.
  5. Eventuellement — ce sera un plus, ce qui vaudra donc certainement un ou deux points supplémentaires —, imaginez une introduction de votre cru à l’article en vous fondant sur vos connaissances personnelles, par exemple de l’actualité médicale. Pour l’article de BBC News Health dont je parlais en A, il peut s’agir de l’incidence néfaste du tabac sur la santé, par exemple : plus vous serez précis·e et plus vous paraîtrez informé·e, mieux ce sera.


Si l’épreuve est orale, vous avez terminé : il ne vous reste plus qu’à passer devant l’examinateur, et si vous vous contentez de suivre un plan au lieu de lire un texte entièrement rédigé, il vous en saura gré. N’oubliez pas les erreurs à éviter figurant dans mon premier billet sur le compte rendu IFSI S5.
Si l’épreuve est au contraire écrite, voyez ci-dessous.

C. Rédiger le compte rendu
Si vous avez correctement exécuté les étapes A et B, la rédaction du compte rendu ne devrait pas poser de (trop gros) problèmes : il ne s’agit plus que de faire de l’enrobage, de façonner un joli paquet. Selon vos moyens, cependant, faites des phrases simples avec des structures syntaxiques maîtrisées. (Vous savez, la syntaxe « sujet + verbe + complément(s) », dont vous avez déjà certainement entendu parler.)


Je vous ai par ailleurs préparé une méthodologie plus complète, disponible sous forme de page Web et de fichier PDF. Je m’y suis inspiré de l’ouvrage Réussir en IFSI - UE 6.2 – Anglais - Réussir les évaluations, sur lequel j’ai déjà rédigé un billet.

dimanche 1 juin 2014

Compte rendu S5 (1) – Présentation

Epreuve : « Présentation en anglais d’un article professionnel »
Les documents sont en général des articles relevant du domaine médical ou de l’actualité sanitaire et sociale. La longueur du texte sera d’environ 300 mots et l’épreuve est notée sur 20 points.
Qu’elle soit orale ou écrite, l’épreuve du compte rendu (ou « compte-rendu ») en anglais d’un article écrit dans cette langue obéit à un certain nombre de règles et préceptes. L’objectif est de montrer que l’on a compris le texte et, au-delà, que l’on dispose des moyens linguistiques voulus pour suggérer un thème connexe ou élargir le débat ou encore, le cas échéant, de donner un avis contraire à celui de l’auteur ou de nuancer celui-ci.

0. En dernier recours
A l’oral, si votre niveau en anglais est tel qu’il vous permet de comprendre le texte (même à peu près), mais absolument pas d’exprimer ce que vous avez compris, faites-le en français : on a déjà vu des étudiant·e·s obtenir la moyenne à cet exercice de cette manière.

1. Les erreurs à éviter
  • Elaborer des phrases trop ambitieuses : rédigez ou formulez au contraire des phrases simples avec des structures syntaxiques maîtrisées. (Vous savez, la syntaxe « sujet + verbe + complément(s) », dont vous avez certainement déjà entendu parler.)
  • A l’oral, omission du s final a) de la troisième personne du singulier au présent, b) du pluriel et 3) du cas possessif — dans cet ordre de priorité.


2. Présentation – Vocabulaire et formulation de base
Voici quelques termes et tournures utiles voire indispensables pour la présentation du texte :
Nature
Formulation
Nature de l’exercice

  • a report on a medical article
  • reporting on a scientific finding
Nature du texte

  • This text is an article / text / report / post
  • Le cas échéant, extract, mais excerpt me paraît bien meilleur.
Origine de l’article
This text comes from / was published/posted on the BBC News Health website/subsite.
Titre de l’article

  • The title of this article is…
  • The text/article is titled…
Sujet de l’article

  • The text is about…
  • The text deals with…
  • The topic/subject matter of this text is…
  • This article reports on…
  • It focuses on…
  • It describes…
  • It analyzes…
  • It gives an account of…
Auteur(s)

  • This article was written by…
  • This article was authored by…
  • The author’s name is not mentioned. (The author is unnamed or unknown.)

  • This article is dated…
  • This article is undated.

Exemple
L’article que présente le paragraphe ci-dessous se trouve ici.
The text is an article published on Medical News Today, a health news website, on March 24, 2014. Titled “They know when you are faking it: computer recognizes mock pain,” it is authored by Marie Ellis, an editor for science magazine Proton. It reports on a research study about computers being able to recognize whether someone is only pretending to feel pain.


NB. Certains renseignements que reprend la présentation ci-dessus ne figurent pas dans l’article lui-même, mais s’obtiennent en affichant la page d’accueil du site concerné et la biographie de l’auteur.

jeudi 15 mai 2014

Méthode d’anglais IFSI (3)

Professional English in Use - Medicine
Prix indicatif (neuf, à la date du billet) : env. 25,– €
Editeur : Cambridge University Press
Auteurs : Eric H. Glendinning et Ron Howard
Broché, 175 pages, 20,5 x 19,5 cm
ISBN : 978-3125395879
Fiche du livre sur le site de l’éditeur (en anglais)

Cet ouvrage s’inscrit dans une série de manuels d’apprentissage de l’anglais spécialisé (Medicine, Management, Marketing, Law, ICT [informatique], Finance et Engineering), tous excellents. Il regroupe soixante unités thématiques (voir exemples ci-dessous) de deux pages chacune.

Unités et annexes à étudier en priorité (extrait du sommaire) : Health and illness ; Parts of the body 1 & 2 ; Nurses ; Allied health professionals ; Hospitals ; Taking a history 1, 2 & 3 ; Physical examination ; Discussing treatment ; Appendices I, III-VI.

Il n’est pas destiné aux ESI en particulier, mais à tous les professionnels de santé. Il ne comporte pas non plus de leçons ni de points de grammaire — ce n’est pas son objet —, mais celle-ci est largement mise en pratique. Pour ceux et celles qui ont des lacunes dans ce domaine, il est donc à utiliser en complément d’un autre support.
J’ai toujours un peu de mal à juger, mais je dirais qu’il vaut mieux posséder au moins un niveau CECR A2 voire B1 pour l’aborder.

Mes commentaires
    Hormis les champs lexicaux plus « administratifs », disons, que se doit de maîtriser un-e ESI, notamment pour les exercices de mise en situation (accueil physique et téléphonique, résolution des problèmes et bases du langage administratif et informatique, par exemple), cet ouvrage couvre à peu près tous vos besoins en vocabulaire spécialisé, y compris en syntaxe.
    Chaque unité se compose d’une page de textes relativement courts où est mis en évidence (en gras) le vocabulaire correspondant au thème abordé, suivie d’une page d’exercices de mise en pratique. La terminologie est ainsi utilisée en contexte, par opposition à de bêtes listes de mots à apprendre.
⛔️    Etant donné l’éditeur, l’orientation (avouée) est résolument britannique. Je n’ai d’ailleurs même pas vu d’indications des variantes américaines, comme c’est souvent, même timidement, le cas dans d’autres méthodes.
    Assez nombreuses photos et nombreux schémas (excellents), tout cela en couleur.
    Mise en page soignée, aérée, avec des tableaux, des encadrés, des bulles pour les dialogues, etc.
    Cet ouvrage n’a pas le côté infantilisant que peuvent avoir d'autres manuels d'apprentissage d'une langue. On y a vraiment l’impression d'être pris pour un adulte.
    Contrairement à d’autres opus de la série, pas de CD-ROM ni de contenus en ligne. Il est un peu dommage de n’avoir pas accès à une version audio des dialogues, même si cet situation se justifie par le fait que l’ouvrage met l’accent sur l’écrit et non sur l’oral, et que les dialogues y sont, de ce fait, assez peu nombreux.
    Contrairement à certaines autres méthodes, il n’y a pas de gradation dans la difficulté, ce qui vous permet d’étudier les unités dans l’ordre de votre choix, en fonction de vos besoins et intérêts, quitte à faire l’impasse sur certaines, parce que vous estimez qu’elles sont trop pointues, qu’elles ne vous intéressent pas ou, tout simplement, que vous n’avez pas le temps de les lire.
    Cet ouvrage se prête tout à fait au travail personnel, sans professeur.
⛔️    Il ne précise pas le niveau minimal requis en anglais pour l’aborder.


Ma note : ★★★★★ (5/5).

mardi 13 mai 2014

L’immersion en restant chez soi (5) – Vos passions sur le Net

Si vous aimez lire, regarder la télévision ou les deux, vos « passions » sont toutes trouvées et vous aurez certainement envie de vous renseigner avant de vous investir dans un roman ou une série. Pour ces dernières, je vous ai déjà indiqué deux sites Web (IMDb et TV.com). Pour la fiction littéraire, pensez à Goodreads ainsi qu’aux résumés sur Amazon et aux commentaires que les lecteurs y publient : pour les livres en anglais, vous trouverez souvent sur le site français (Amazon.fr) des critiques dans cette langue, issues de son homologue américain (Amazon.com). De plus, vous avez peut-être aussi d’autres centres d’intérêt…

Si vous n’aimez ni lire, ni regarder la télévision, vous avez certainement une ou plusieurs autres passions. Quelle que soit celle-ci, il est quasiment impossible que personne d’autre ne la partage et, in this day and age, il y a tout à parier qu’un ou plusieurs de ces passionnés y ont consacré un site Web ou au moins un blog, surtout en anglais : même si votre passion est franco-française, vous trouverez sur le Net quantité de pages qui lui dont dédiées, et souvent davantage en anglais qu’en français.
Ce qu’il vous reste à faire, c’est d’utiliser un moteur de recherche pour les trouver, éventuellement en exploitant les possibilités et options de recherche de Google, que reprennent souvent en tout ou partie les autres moteurs, des plus basiques aux plus fines et complexes. A vous de jouer !

Si vous êtes étudiant-e en soin infirmiers, il y a tout à parier que vous êtes intéressé-e par le domaine médical. Or il n’est pas de semaine où le Net ne fait pas écho des résultats de recherches scientifiques récentes dans ce domaine. En outre, la lecture d’articles de vulgarisation dans le domaine de la santé constitue une incontournable préparation à vos évaluations S4 (traduction) et S5 (compte rendu).
Les deux sites ci-dessous proposent des articles qui ont l’avantage d’être courts et simples (vulgarisation). Dans l’IFSI que je connais, c’est du premier que proviennent une grande partie des textes de l’évaluation S5.


  • BBC News, rubrique Health. Auparavant, cette rubrique était apparemment un site à part entière, qui a récemment été intégré au site d’actualités de l’irréprochable — et très british — BBC.
  • NPR News, rubrique Health. La NPR est la principale radio non commerciale des Etats-Unis. Ce sous-site est donc en quelque sorte l’équivalent américain de celui de la BBC. 

Vous trouverez aussi de nombreux site américains destinés aux infirmiers/ères ainsi qu’aux étudiant-e-s en soin infirmiers (mots-clés : nurses, nursing et nursing students), par exemple allnurses et Learning Nurse. J’y reviendrai certainement dans un prochain billet. Pensez à vous abonner au flux RSS de ceux qui proposent cette option.



A ce titre, pensez aussi aux compilations d’articles de Google News (Google Actualités en français) et Bing News (Microsoft) dans le domaine de la santé. (Pour Bing News, vous devrez d’abord modifier votre « pays/région » dans les paramètres de Bing et choisir un pays anglophone — de préférence les Etats-Unis ou le Royaume-Uni, car les pages pour ces pays ont  effectivement une rubrique « Health », ce qui n’est pas le cas de la France, d’ailleurs.)
Dans les deux cas, vous devriez pouvoir vous abonner au flux RSS correspondant.

lundi 28 avril 2014

Méthode d’anglais IFSI (2)


Anglais en IFSI, collection « Les Essentiels en IFSI »
Prix Amazon (neuf, à la date du billet) : 14,73 € (papier) ou 12,99 € (e-book)
Editeur : Elsevier Masson
Auteurs : Aurélie Dewandel et Francelina Gaspar Margarido
Broché, 204 pages, 17 x 24 cm
ISBN : 978-2294739286 (papier) et 978-2294739675 (e-book)

➤ Page Web de l’ouvrage : papier ou e-book



Voici sa présentation (extrait de la 4e de couverture) :


Mes commentaires


   L’éditeur propose pas moins de vingt-et-un autres ouvrages pours les ESI dans sa collection les « Essentiels en IFSI ». Est-ce bon signe ou pas ?

⛔️      D’un format assez petit, l’ouvrage ne consacre que 40 pages aux semestres S4 à S6 (traduction, compte rendu et abstract), soit à peine 20 % environ : je conçois que le compte rendu de texte constitue un exercice connu et a priori déjà maîtrisé, mais la traduction (version), en particulier, ainsi que l’abstract auraient sans douté mérité qu’on s’y attarde davantage.

⛔️      Il n’y a par exemple qu’une seule traduction (version) qui soit décortiquée. Et elle comporte ce que je considère pratiquement comme un faux-sens : area traduit pas « endroit » (alors qu’il s’agit plus précisément d’une « zone »). Ça n’a l’air de rien, mais la phrase d’arrivée en français s’en serait trouvée largement éclaircie.

   L’ouvrage se décline en une version e-book (formats ePub et PDF sur le site de l’éditeur, Kindle sur Amazon), dont on espère cependant qu’elle donne directement accès aux contenus en ligne (voir plus loin).

⛔️   La page produit de la version e-book sur le site de l’éditeur permet de consulter le préambule de l’ouvrage (en cliquant sur le bouton Google Aperçu), mais, hélas, pas la table des matières en anglais.

⛔️   L’ouvrage prétend confronter l’étudiant-e à une variété d’accents en anglais. Or les dialogues ou monologues audio que j’ai écoutés étaient lus — et non pas interprétés, d’ailleurs — par des acteurs dont l’accent, dans la majorité des cas, était tellement neutre que je n’ai pas pu déterminer s’ils étaient britanniques ou américains.

⛔️   A cause de certaines approximations ; les leçons de grammaire en deviennent suspectes. La première, par exemple, est consacrée aux modaux can, could et may. Outre qu’elle fait allègrement l’impasse sur might — mais bon, pourquoi pas ? —, on se permet quand même d’y affirmer que would — dont on se demande d’ailleurs ce qu’il vient faire là — est une forme passée de will (alors qu’il s’agit bien entendu d’un conditionnel).

⛔️   La seule critique d’utilisateurs sur Amazon, rédigée par une enseignante anglaise en IFSI « regrette beaucoup qu’une [sic] manque de vérification fait qu’il y a pas mal de fautes d'anglais ».

⛔️   Comme l’éditeur à décidé de caser trois années de cours en 200 pages, la typographie est un peu petite ; pour les parties « S’entraîner » (exercices et leurs corrigés), il aurait carrément fallu vendre le livre avec une loupe.

⛔️   Les quelque 160 pages dévolues en grande partie au vocabulaire spécialisé abordent des domaines dont on se demande s’ils sont réellement utiles pour les ESI (les légumes, les fruits, les laitages et jusqu’aux condiments et assaisonnements ainsi que les accessoires vestimentaires, par exemple) ou alors, bien que pertinents, s’ils ne sont pas trop pointus (ataxie de Friedreich, nerfs musculocutané et iliohypogastrique ainsi que neuropathie autonome, par exemple). Le souci d’exhaustivité — j’ai bien aimé la terminologie des « façons de se suicider » — est certainement louable, mais n’en a-t-on pas trop fait, surtout si l’on considère le niveau de départ en anglais de nombre d’ESI ? L’éditeur aurait d’ailleurs pu se fendre d’un lexique.
Mon conseil : écoutez les fichiers audio qui vous intéressent, puis, en fonction de vos propres besoins avérés (tels que se manifestant après un stage en hôpital, par exemple), constituez-vous son propre lexique à partir des très nombreux tableaux thématiques. Ensuite, oubliez le reste du livre.

   De même, les notes culturelles procèdent sans doute d’une bonne idée, mais ne sont-elles pas hors sujet ou trop disertes ? Ainsi, la note consacrée, sur pas moins de cinq pages et demies, aux « différents systèmes médicaux dans certains pays anglo-saxons » devait-elle absolument aborder l’Australie et et le Canada ? Et l’Irlande, alors, par exemple ?

   Les fichiers audio en ligne sont accessibles chacun directement via code QR imprimé dans le livre et sans autre forme de procès. L’URL où ils sont regroupés (« Table des matières ») est effectivement un peu longue et complexe. De plus, bien que ces contenus soient annoncés comme étant « en accès libre », il faut en réalité créer un compte, puis indiquer, pour montrer patte blanche, un mot dans le livre, tout cela avec un serveur extrêmement lent.

⛔️      Si j’étais Francelina Gaspar Margarido, j’aurais pris un pseudo anglo-saxon : c’est un très joli nom, mais a-t-on vraiment confiance, a priori, dans les connaissances en anglais d’une personne qui affiche si fièrement son hispanité (ou sa lusitanité) ?

Ma note : ★★★★★ (2/5).

vendredi 18 avril 2014

Verbes anglais irréguliers

Des listes des quelque deux cents — voire six cents — verbes anglais (plus ou moins) irréguliers, on en trouve partout. Or les professeurs disent tous qu’il faut les apprendre par cœur et qu’on ne peut pas y couper. (Il faut dire qu’il n’y a pas grand-chose d’autre à apprendre par cœur en conjugaison anglaise, contrairement au français ou, pire, au latin, et qu’on peut donc quand même bien faire ce petit effort.)
 
D’accord, mais est-il indispensable de les apprendre tous ? Est-il vital, par exemple, de connaître le verbe to bereave (« déposséder », « priver ») ainsi que de savoir manier son prétérite et son participe passé ?
 
Le problème que posent les verbes les moins usités est que leur participe passé est au contraire parfois plus courant que leur infinitif. On rencontre ainsi largement plus fréquemment l’expression a bereft widow (« une épouse en deuil », par exemple, widow signifiant « veuve ») que le verbe to bereave à l’infinitif ou conjugué. Plus généralement, on ne retrouve les verbes les moins usités que dans des expressions plus ou moins figées ou dans des contextes précis. Et même si tant l’infinitif que le participe passé sont relativement courants, le prétérit ne l’est pas toujours (exemple : to forbid, forbade, forbidden – « interdire »).
 
C’est pourquoi je vous ai compilé une liste de verbes irréguliers [page Web ou PDF] qui distingue :
  • ceux qui ont aussi une forme régulière (repérés en italiques) ;
  • les formes qu’il faut absolument connaître (repérés en cyan) ;
  • ceux qu’ont peux oublier parce que rares ou très rares voire inusités (repérés en rouge).
Les autres, à vous de voir en fonction de votre niveau, du temps dont vous disposez et de vos ambitions (si vous êtes intéressé-e par la littérature anglophone, par exemple).
 
Dans l’ordre des priorités, cependant, j’estime qu’il est plus important de savoir manier les phrases négatives et interrogatives à l’indicatif, y compris les formes progressives (I will be learning English, par exemple) : un barbarisme n’empêche pas d’être compris-e, mais une phrase mal construite parce que le maniement de l’auxiliaire et de l’ordre des mots ne sont pas maîtrisés perturbe davantage ou même bloque la communication.
Pour des cours ou des exercices là-dessus, voyez ceux de mes billets qui vous donneront des références en la matière.
 

Pour les adeptes des applications sur smartphone ou tablette pour les verbes irréguliers, ça se bouscule au portillon et c’est gratuit, en tout cas sur Google Play (Android) et j’imagine que c’est pareil sur l’App Store d’Apple (iOS). Il suffit de faire une recherche à partir des mots-clés « verbes irréguliers anglais » ou « English irregular verbs ». Je n’en ai testé aucune — je le ferai peut-être un de ces jours –, mais si vous vous y aventurez, n’hésitez pas à laisser votre avis ci-dessous.

Je conclurai ce billet avec
une infographie qui rassemble les verbes irréguliers les plus courants par groupes, en fonction de leur ressemblance, ce qui peut permettre de les retenir plus facilement :


«Good Friday» et autres jours fériés

En ce Vendredi Saint, férié en Alsace-Moselle, et à l’approche de Pâques, j’ai pensé vous faire un petit topo sur les jours fériés. Ils ne sont évidemment pas spécifiques au domaine de la santé, mais ils touchent toutes les professions – et constituent un sujet de discussion très prisé autour de la machine à café (« Tu pars, toi, à Pâques ? »).
En ce qui concerne Pâques, justement, ses symboles dans le monde anglo-saxon se limitent au Lapin (Easter Bunny) et aux œufs, car les cloches sont un peu trop « papistes » pour ces pays de culture protestante (pas même en Irlande, qui est pourtant majoritairement catholique).
 
D’abord, un jour férié se dit holiday (de holy day, « jour saint ») ou, pour être plus précis, bank holiday (britannique, jour où les banques sont fermées) ou public holiday.
 
Vous avez sans doute appris que holidays, c’étaient les vacances (« to be on holiday »). Oui, mais pas aux Etats-Unis, où cela se dit vacation(s) (« to be on vacation »). Je trouve d’ailleurs que c’est plus logique, en tout cas moins confusing.
 
Holidays (normalement avec une majuscule), renvoie aux fêtes de fin d’année, autrement dit à la « période des Fêtes ».
 
Wikipédia propose une liste des jours fériés dans l’Union européenne. Vous trouverez aussi sur YouTube une vidéo qui reprend les jours notables, fériés ou non, du calendrier aux Etats-Unis, les dates fériées les plus importantes étant Christmas Day, New Year’s Day (associé au réveillon de la veille, New Year’s Eve), Labor Day (Fête du Travail, qui ne se fête pas le 1er mai, mais qui marque le dernier long week-end de l’été) et son pendant, Memorial Day (premier long week-end des beaux jours), Independence Day (aussi appelé Fourth of July et qui est la Fête nationale), Thanksgiving Day (Pocahontas, les Pilgrims et la dinde). Halloween et Valentine’s Day, bien qu’ils aient une place de choix dans la culture américaine, ne sont pas fériés. Bien que Pâques (Easter) se fête au Etats-Unis, Easter Monday n’est pas férié non plus.